Articles

Imprimer

Ivalua fait son festival

Organisée sur le thème du cinéma, la nouvelle édition d’Ivalua On Air s’est tenue mi-octobre dans le cadre prestigieux du Lido et de l’UGC Normandie, sur les Champs-Elysées. Après une présentation de la stratégie de la société et des dernières innovations, une dizaine de directeurs des achats se sont succédé sur scène pour partager leur expérience de déploiement d’un outil e-achat et prodiguer quelques conseils.

Mardi 13 octobre, pour la troisième édition de son grand événement biennal, Ivalua avait choisi de dérouler le tapis rouge à ses clients, prospects et partenaires. Et pour les plus de 400 présents, ce fut un festival ! Sosies de stars, extraits de films, remake de scènes cultes, … rien ne manquait. Au scenario, toutefois, une surprise : pas de nouvelle version majeure de la suite Buyer lancée à l’occasion d’Ivalua On Air 2015, comme c’était devenu une habitude. « Nous avons abandonné cette logique, en proposant désormais une nouvelle release à un rythme régulier de six à huit semaines », a d’emblée expliqué David Khuat-Duy, le président et fondateur de la société (photo ci-contre), en ouverture de la journée. Après un bref rappel des chiffres clés (180 collaborateurs, 200 clients) et l’annonce d’un objectif ambitieux de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019, soit quatre fois les 24 millions attendus cette année, sa présentation s’est d’ailleurs rapidement focalisée sur les principales innovations à venir.

ivalua-festivalLes prochaines versions d’Ivalua Buyer devraient notamment proposer le « Dynamic Discounting » (calcul d’escomptes en temps réel en cas de paiement anticipé) et l’accès à un « AddOn Store », une plate-forme d’extensions préconfigurées (modèles de procédures et de documents, connecteurs, workflows et alertes, spécifiques, etc.). Autre nouveauté annoncée par David Khuat-Duy, plutôt pour la fin de l’année : l’Ivalua Academy, un centre d’e-learning pour l’ensemble des fonctionnalités de la suite, pour tous les profils d’utilisateurs. Enfin, alors que « l’ergonomie est devenue un critère primordial au moment du choix d’une solution e-achat », le confort et la simplicité d’utilisation ont été améliorés, avec des écrans simplifiés, un outil de recherche intuitif, des tableaux de bords et des rapports configurables, etc. Et, bien entendu, la mobilité.

Les interventions venues rythmer la journée, notamment les témoignages d’une dizaine de directeurs des achats (AmRest, Bouygues Immobilier, Covéa, EPFL, Generali, Whirlpool…) entrecoupés de plusieurs séances de démonstration, ont mis l’accent sur deux autres points tout aussi fondamentaux. Lors du déploiement d’un outil, l’amélioration de l’accès à l’information et de son partage figure logiquement dans les objectifs prioritaires, pour faciliter les échanges et la collaboration entre les parties prenantes. « Tout est un problème de communication, notamment avec les fournisseurs », a insisté Jean-Claude Barberan, de Sagemcom, client d’Ivalua depuis 2014. Par ailleurs, alors que le projet s’inscrit le plus souvent dans le cadre d’un programme global de réorganisation et de professionnalisation des achats, la conduite du changement est essentielle : à la fois pour aligner les processus et l’outil, mais aussi pour accompagner les utilisateurs et faciliter leur adhésion. « Cet accompagnement concerne moins les acheteurs, puisque l’outil est fait pour eux, que les prescripteurs », a précisé Sylvie Robin-Romet, de Crédit Agricole SA, qui démarrera la dernière version de Buyer au premier trimestre 2016 après la mise en place d’une nouvelle organisation pour les achats indirects du groupe et des filiales.

La dernière des trois tables rondes de la journée s’est davantage focalisée sur les aspects économiques. En particulier, sur l’importance du calcul du ROI (retour sur investissement), à la fois pour justifier le projet et prioriser les modules. « L’exercice est devenu incontournable, à demande de la finance », a confirmé Li Yin Adrien, de la Banque Edmond de Rothschild. Seulement, il est extrêmement compliqué, a poursuivi Franck Devienne, de Nexter Systems, puisqu’il nécessite de « prendre en compte les gains quantitatifs mais aussi qualitatifs », comme la sécurisation du processus ou l’amélioration du travail collaboratif aux achats. Deux conseils délivrés par les intervenants : isoler le sujet de la maîtrise des risques, dont les apports sont trop difficiles à chiffrer, et calculer un ROI avec une hypothèse basse (« conservatrice ») et haute (« ambitieuse »). Enfin, la présentation du projet de la Fnac, par son directeur des achats indirects, Benoît Mainguy, est venue clôturer en beauté une journée bien remplie. Confirmant les enjeux en termes de communication et de conduite du changement, il a lui aussi insisté sur le nécessaire calcul de ROI au moment du choix de l’outil, au-delà des fondamentaux que sont la réponse fonctionnelle et le prix, ou des critères plus classiques comme l’ergonomie, l’intégration à l’existant et les capacités d’évolution.

Avec le digital, les achats montent en puissance

A l’instar des directions marketing et financières, souvent interpellées sur le sujet, les directions des achats perçoivent très favorablement la transformation digitale de leur activité. Dans l’enquête réalisée par Ivalua auprès de 480 décideurs achats de 321 entreprises dans 29 pays, plus de huit répondants sur dix considèrent la digitalisation de la fonction comme une opportunité. Le digital permettrait d’abord d’améliorer l’efficacité des équipes et la détection des sources d’économies, à égalité avec 72 % de citations, mais aussi le reporting de la performance achats (60 %) et la collaboration avec les directions métiers (52 %). Avec pour conséquence une montée en puissance de la direction au sein de l’entreprise. Interrogés sur les tendances technologiques qui favoriseront l’entrée de la fonction dans l’ère digitale à horizon 2020, les répondants citent, dans l’ordre : le mode SaaS (inscrit dans la stratégie achats pour 63 % du panel), le Big data (59 %), les technologies mobiles (59 %), les médias sociaux (22 %). Toutes les directions des achats n’en sont toutefois pas au même stade dans leur réflexion ou leur déploiement.