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acxias stellt einen spezialisierten Berater für die Optimierung von Organisationsprozessen und Einkaufs-Informationssystemen ein.

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AKTUELLES E-ACHAT

La maîtrise des achats indirects, un enjeu stratégique

La première conférence des achats indirects, organisée par les cabinets acxias et Crop and Co, avec le sponsorship de Perfect Commerce, a replacé la maîtrise de ces catégories trop souvent négligées au cœur des enjeux métiers.

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Aujourd’hui, les entreprises s’intéressent peu aux achats indirects. Pourtant, à en croire les intervenants qui se sont succédé à la tribune, mardi 30 juin, lors de la première conférence entièrement consacrée au sujet, l’enjeu serait de taille. Bien qu’ils portent sur de faibles montants, ces achats jugés non stratégiques représentent en effet de 65 à 90 % des opérations selon les entreprises et la définition adoptée. Et donc des volumes non négligeables. « Leur mise sous contrôle pourrait permettre de réduire les dépenses indirectes de l’ordre de 5 %, voire jusqu’à 15 % pour certaines familles », a précisé Fabrice Ménelot, président de Crop and co, dès son allocution d’ouverture de la journée. « Le déploiement d’outils e-achats et e-procurement permet aussi généralement de diviser par deux les coûts de transaction », a poursuivi Bertrand Gabriel, directeur général d’acxias, avant de céder la parole à Philippe Portier, responsable de Master à l’EM Lyon Business School.


A la centaine de personnes venues assister au débat, le sémillant enseignant a d’abord expliqué que le modèle appliqué aux dépenses de fonctionnement, basé sur celui des achats de production ou directs, a atteint ses limites. Il considère que « ces dépenses concernent une multitude de familles complexes et hétérogènes qu’on n’achète pas comme les autres ». D’expliquer : « Dans ces catégories, ce qui compte ce n’est pas ce que l’on achète, mais pour qui et dans quel but ». Cela suppose de distinguer les achats par activité et d’organiser les équipes d’acheteurs en conséquence. Et de viser la création de valeur. « Il faut passer des achats au business development », a-t-il lancé. Parmi les témoignages qui ont suivi, Fabienne Lampel (Foncia) a partagé cette approche, pendant que Karen Heys (Geodis) et Fabienne Lécuyer (Club Med) exposaient leur démarche d’optimisation de la fonction sur le plan organisationnel.


Vincent Druart (Schneider Electric) s’est ensuite attaché à décrire son chantier de simplification de l’environnement d’e-procurement, tandis que l’intervention de Bruno Carrière (UniHA) a montré comment un réseau coopératif dans le monde hospitalier pouvait constituer une organisation achats plus mature que bien des structures privées. Jean-Pierre Vignes (Carrefour) et Olivier Joseph (Microsoft France) ont aussi apporté de la perspective à travers leurs modèles originaux, insistant sur la nécessaire séparation prescripteurs-acheteurs et l’importance du Category Management. La table ronde de clôture de la journée a finalement mis en exergue le rôle stratégique du pilotage du portefeuille fournisseurs et du co-développement. « Les chantiers SRM (Supplier Relationship Management) et de gestion collaborative de la supply chain et les projets de développement avec les fournisseurs sont d’ailleurs en nombre croissant », a indiqué Bertrand Gabriel. Autant de domaines porteurs du concept d’entreprise étendue, qui pourrait s’imposer comme le fil rouge de la prochaine édition de la conférence.

Demandez le compte rendu complet de la conférence